Un an qui nous avons passé nos valises à Berlin, avec notre pimprenelle de 6 mois à l’époque, deux énormes valises (et un gros camion de déménagement qui nous suivait de loin), en plein automne.

Aujourd’hui, le soleil brille de plein feux, il fait une petite brise un peu froide, les feuilles de toutes les couleurs tombent et cela me laisse dans une grande joie lorsqu’un petit coup de vent vient les faire tourbillonner #petitplaisir. Nous sommes arrivés l’année dernière en pleine tempête (oui, oui, on avait failli s’envoler avec des vents à 130 km/h) et les beaux jours étaient arrivés nous laissant une belle ville pleine de couleurs à découvrir.

Avec cette première année qui s’achève, nos proches nous ont beaucoup demandé si notre nouvelle vie berlinoise nous plaisait, si nous nous y sentions bien.

OUI !

Berlin a conquis nos coeurs, nous sommes ici dans le très joli quartier de Prenzlauer Berg, un quartier calme, où l’on parle un peu français et anglais, un quartier entourés de parcs et d’aires de jeux (nous avons pas moins de 6 aires de jeux à moins de 10 minutes à pied de chez nous), et bien sûr cela est très agréables lorsqu’on a une petite gigote qui adore sortir et se défouler. Les jeux berlinois sont absolument déments, (vous pouvez en avoir un aperçu sur ce site qui référence les aires des jeux) avec des jeux variés d’un parc à l’autre. A côté de chez nous par exemple il y a une vraie petite pelleteuse que les enfants peuvent manipuler, des trampolines et des toboggans incroyables, et nous apprécions vraiment ces aires de jeux qui font à nos yeux une des richesses de Berlin.

 

 

Nous aimons ici la mentalité des Berlinois et le rythme de vie: nos proches qui sont venus nous rendre visite ont aussi remarqué que les Berlinois sont cools et détendus, et ne courent pas à droite à gauche comme des dératés. Cela permet vraiment une grande sérénité, je trouve les gens très tolérants et bienveillants et je ne crois pas que cela ne soit dû qu’à la jolie frimousse de ma fille qui fait des coucous à tout le monde dans la rue 🙂

Nous circulons en vélo dans la ville en tout sécurité (ici la majorité des cyclistes ne mettent pas de casque !!!) et nous pouvons en quelques kilomètres sortir de la ville et profiter des nombreux parcs et lacs, le tout accessible en pistes cyclables. Les automobilistes sont très respectueux des cyclistes et même s’il est vrai qu’il manque parfois de structures où accrocher sa monture, circuler à vélo (et avec un enfant) est vraiment un plaisir.

 

Photo by Peter ᴳᴱᴼ Kent on Unsplash

 

La barrière de la langue n’a pas été un vrai problème, mon mari ne parle absolument pas un mot d’allemand et j’ai pu, avec mes 9 années d’allemand me débrouiller sans problème, le vocabulaire revient et il me faudra sans doute passer par des cours d’allemand supplémentaires pour retrouver mon niveau de terminale (14 au bac, j’ai encore du boulot !). Certains allemands parlent aussi un anglais vraiment très bien et même si le leur est bien meilleur que le mien, c’est agréable pour se dépatouiller d’une situation !

Matériellement, car c’est souvent ce que nous demandent nos proches quand ils viennent nous voir, rien ne nous manque de la France (mais si vous voulez nous envoyer un bon saucisson, on n’est pas contre) et on découvre la culture et la gastronomie allemandes avec plaisir. On adore les bretzels et les Franzbrötchen, et on s’est même mis au fromage tranché le matin.

Notre vie de jeunes parents fait que nous n’avons pas toute la liberté pour découvrir la ville en mode touriste, mais voilà que nous avons décroché le Graaaaaaaaal : une place en crèche (franco-allemande de surcroît) ! Ici, la garde en collectivité ne commence pas avant le premier anniversaire de l’enfant, et dû à une politique de natalité importante, les places en crèche manquent cruellement. Je vous laisse imaginer notre joie.

 

 

Voilà qui nous laisse entrevoir des journées off à courir les musées en amoureux. De part mes voyages précédents à Berlin, j’avais bien découvert la ville, mais j’ai envie de mettre à jour mes découvertes précédentes car Berlin est une ville en constante mutation et j’ai envie de faire découvrir cela à mon mari.

 

Photo de Björn Grochla on Unsplash

 

Bien sûr, nos familles et amis sont un peu plus loin qu’avant et pour les voir, cela s’organise d’avantage qu’avant. Nous avons toujours un pincement au coeur de ne pas pouvoir voir grandir nos nièces et filleuls comme nous l’aimerions, de ne pas participer aux crémaillères et anniversaires. Cet éloignement est compensé par notre vie familiale plus intense et plus fusionnelle, car nous passons bien sûr le plus clair de notre temps tous les 3 ensemble; nous avons réappris à nous poser chez nous et à faire de notre appartement un petit cocon hygge-douillet et à savourer le plaisir simple de ne pas prendre la voiture le week-end et courir dans tous les sens (car oui, en venant ici, nous sommes devenus des bagnoles-free !). Nous avions auparavant du mal à n’avoir un week-end que tous les trois, et comme je le disais plus haut, nous pouvons facilement explorer les environs de chez nous en quelques coups de pédale de vélo, ce que nous ne prenions pas le temps de faire auparavant.

Notre vie s’est réorganisée différemment, et nous avons basculé vers une vie plus lente qui nous permet de nous ressourcer davantage : nous avons enfin du temps pour lire, je me suis enfin inscrite à un cours de yoga en français, mon mari prend des cours de piano (ce que jamais nous n’aurions imaginé faire avant) et nous savourons les plaisirs simples d’un pique-nique au parc ou d’un goûter dans un nouveau café. Ce mode de vie nous convient, je sais qu’il pourrait ne pas convenir à tout le monde, et nous savourons chaque nouvelle rencontre que nous pouvons faire.

Si vous êtes arrivés jusque là (merci merci !) sachez que cet article n’est pas sponsorisé par la ville de Berlin 🙂 et que si jamais vous voulez découvrir Berlin, restez pas loin, je vous prépare des bons plans touristiques pour visiter la ville avec et sans enfants !

 

Et vous, les Français de l’étranger, vous vous y sentez bien ?