Avec les copines du yoga (ou appelez-moi désormais Maître Yoggi, naturellement), je parlais zéro déchet, et de la difficulté, contrairement aux idées reçues, d’adopter un mode de vie le plus tourné vers la réduction des déchets ici à Berlin.

Nous avons cette idée de l’Allemagne très écologique, avec ses champs d’éoliennes (c’est vrai ça, et ça m’impressionne autant que la première fois que j’ai vu ces champs en mer du Nord il y a 20 ans). Je me souviens de mon premier voyage en Allemagne lors d’un échange scolaire lorsque j’avais 14 ans et d’être stupéfaite devant une poubelle de tri dans les lieux publics !

 

Photo by Andrew Schultz on Unsplash

 

Depuis mon acné juvénile est passée, ma consommation est celle que j’ai choisie et je me suis tournée progressivement, avec le temps et mes réflexions personnelles vers une consommation plus biologique, et la plus dénuée de déchets possibles. En parlant avec les copines yoggi des petits gestes que je faisais pour réduire mes déchets (faire mes yaourts, me laver au savon, utiliser des cotons démaquillants lavables…), je ne voulais pas donner l’impression d’être cette fille parfaite qui ne produit aucun déchet et qui n’avait plus rien à améliorer de ce côté-là (car de toute manière, je suis loin d’être parfaite en manière de réduction des déchets). Avec mes habitudes de vie berlinoise, ma consommation a changé et je me suis questionnée sur ce que je pouvais faire pour réduire davantage mes déchets.

Voilà la liste de mes 5 prochains gestes zéro déchet, mes 5 prochains défis pour 2019 !

  • limiter les emballages alimentaires : ici, le vrac n’est vraiment pas une consommation courante, dans tous les magasins bios de mon quartier (3 à moins de 10 minutes à pied), le vrac n’existe pas, hormis pour les fruits et légumes bien sûr. A vrai dire, le rayon vrac de ma Biocoop chérie me manque terriblement. Il existe bien sûr des magasins de vrac, mais, pour ceux que j’ai testé, ne sont absolument pas du tout compétitifs en terme de prix (le sucre en vrac coûte par exemple 2 fois plus cher qu’un sucre emballé ce qui en France était plutôt l’inverse !). La question existentielle se pose donc : que faut-il plutôt privilégier ? Mon porte-monnaie ou l’environnement ? Mon prochain défi, qui est le plus important car il représente une grande majorité de ma consommation est de trouver des alternatives pour limiter au maximum les emballages alimentaires.

 

  • passer à des produits plus naturels : nous avons depuis longtemps laissé tomber le gel douche au profil d’un savon de Marseille pour toute la famille (et un savon d’Alep pour la peau fragile de notre petite fille) et d’un shampoing solide. Nous utilisons encore sur des produits que nous avions acheté avant notre remise en question. Mais ces contenants vont se finir et je commence déjà à me pencher sur de nouvelles alternatives. Je viens de tester l’huile de jojoba pour remplacer ma crème de jour, sur les bons conseils du blog Consommons sainement et j’en suis plutôt contente !
    Pour ce qui est du ménage de la maison, on est au savon noir, et c’est parfait ! Pas d’eau de javel (je n’en ai ici pas trouvé à la vente ?!), peut-être tenterons-nous un liquide maison avec du vinaigre et du citron, si je trouve une recette concluante, pour l’instant, sans succès (je prends donc volontiers vos suggestions). Il reste les pastilles de lave vaisselle chimiques dégueu, mais là, après avoir testé la poudre bio, nous en sommes restés aux pastilles chimiques, ça nous évite d’utiliser encore plus d’eau pour relaver tout ce que cette p*& »!@  de poudre ne lavait pas.

 

Photo by Annie Spratt on Unsplash

 

  • Confectionner nos propres savons : J’aimerai donc comme nous utilisons pas mal de savon à l’huile d’olive, pouvoir fabriquer les nôtres. Je ne sais pas ce qui me bloque actuellement si ce n’est d’aller au magasin de bricolage à 15 minutes en vélo et de traduire « soude caustique ». Il ne me reste plus qu’à trouver des contenants dédiés uniquement à la fabrication et le tour sera joué !

 

  • faire le tri dans nos photos pour limiter les espaces de stockage : nous avons dans nos ordinateurs plus de 20 ans de photos, à deux, et ça commence à faire pas mal de Gigas tout ça, et, comme à peu près chez tous les jeunes parents, leur nombre a considérablement augmenté depuis l’arrivée de l’héritière ! Mais voilà, parmi ces photos qu’on ne regarde finalement très peu, nous avons plein de doublons, de photos floues, ratées, tout plein de photos que l’on n’a pas eu le courage de trier au moment où l’on vidait notre carte mémoire. Voilà un bon petit travail de fourmis qui nous attend, celui de trier et de ne garder que les photos indispensables !
    Cela nous permettra de limiter notre espace de stockage nécessaire pour stocker nos photos (nous en avons pas moins de 750 Go à l’heure actuelle) et donc de faire de la place dans les Data Center énormes qui utilisent de l’énergie, beaucoup d’énergie, comme en témoigne cet article (avec des posts audio) de France Culture.
    Un tout petit geste, mais vous connaissez mon penchant pour le minimalisme et je vous avais déjà parlé des bienfaits de faire du tri !

 

  • trouver un fermier pour le lait en vrac : non que nous ayons enfanté un veau, mais notre petite fille boit pas mal de lait de vache, et nous fabriquons aussi nos yaourts. Même si nous alternons les laits avec des laits végétaux et que nous essayons de limiter notre consommation de lait (on sait bien que l’élevage est l’un des secteurs le plus polluants), il n’en reste pas moins que trouver du lait en vrac limiterait grandement nos déchets, d’autant plus que la brique de lait se recycle mal car elle est composée de différents matériaux, dont de l’aluminium, comme vous pouvez le lire dans cet article. L’idéal serait donc de trouver du lait en vrac via un gentil petit fermier/ière ou à défaut, de trouver du lait bio en bouteille en verre, ce qui ici à Berlin, et aux vues du succès de la consigne ne devrait pas être trop trop compliqué (mais bon ne nous emballons pas non plus) !

 

Et vous quelles sont vos bonnes résolutions zéro déchet pour 2019 ?