Je vous le disais dans mon article où je me questionnais si on pouvait être zéro déchet avec un nouveau-né. Nous avons opté pour les couches lavables pour notre petite fille. Lors de mes pérégrinations sur Instagram, je suis tombée sur un post d’une maman qui se demandait si son bébé porterait ou non des couches lavables. Et je me suis dit, qu’après 24 mois d’utilisation, ça méritait bien un petit bilan, et pourquoi pas convaincre d’autres parents de les adopter !

 

Bon, du coup, il n’y a plus aucune surprise, tout est dit dans le titre et dans mon dernier paragraphe, nous sommes conquis (bah oui, sinon ça ne ferait pas 24 mois d’utilisation). Nous les avions achetées avant la naissance de notre fille sur le site de vente privées Bébé Boutik où nous avons pu bénéficier de 50% de réduction. Nous avions choisi celles-là car avec la taille évolutive, nous n’avions pas à racheter de couches supplémentaires en fonction de l’âge de l’enfant. Donc financièrement, on y gagne ! Nous avons toujours les mêmes couches depuis sa naissance, nous en avons désormais une petit vingtaine, pour se laisser plus de marges dans les lessives = être moins ri-crac = moins de stress car moins de lessives = moins de consommation d’eau et d’électricité = ours polaires contents. Nous avons déboursé environ 200€ pour les couches en elles-mêmes, il faut rajouter le prix du voile que nous ajoutons en plus pour récupérer le caca, qui est bien sûr facultatif mais bien pratique.
Je fais mes calculs d’apothicaire : une couche coûte en moyenne 0.40 €, donc avec nos 200€, nous aurions pu acheter 500 couches jetables, avec 7 changes par jour en moyenne, nos 500 couches nous auraient duré environ 2 mois et demi. Je vous laisse tirer la conclusion vous-mêmes, hein 😉

 

 

Pour la thune : Banco ! COUCHES LAVABLES 1 – COUCHES JETABLES 0

A l’occasion de l’entrée à la crèche de notre petite fille, nous avons demandé à l’équipe éducative si elle acceptait de les utiliser, ce qui, en collectivité n’est pas forcément évident. Les collectivités sont souvent réticentes à utiliser des couches lavables, elle invoquent souvent un problème de propreté et de logistique comme le rappelle cet article de Consoglobe. Certaines crèches s’y mettent, avec notamment cette crèche de Besançon et même si de plus en plus de collectivités se penchent sur le problème (comme en témoigne cette étude de faisabilité), la réticence persiste (et ce n’est pas ce couple qui vous dira le contraire). Notre crèche les accepte, donc nous sommes super contents ! Nous amenons les couches propres régulièrement et un sac imperméable pour le transfert des couches sales que l’on récupère tous les soirs, et l’affaire est dans le sac, pourrais-je dire ! 🙂

Pour la crèche : Banco ! COUCHES LAVABLES 2 – COUCHES JETABLES 0

 

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Je parlais justement des lessives : nous avons agrandi un petit peu notre stock avec l’achat de 6 couches supplémentaires il y a quelques mois, pour faire aussi moins de lessives et moins se prendre la tête. Nous faisons tourner les machines de couches la nuit, ce qui simplifie la vie. C’est vraiment une routine à mettre en place, et quand le stock de couches propres diminue (et aussi quand la poubelle à couches déborde), on a le réflexe d’y penser. Si vous avez un sèche linge chez vous, c’est vraiment ultra simple ! Nous utilisons la même lessive que pour notre linge habituel, et tous les bienfaits des couches lavables sont compensés par la charge de la lessive supplémentaire de la semaine (nous faisons une lessive de couches environ tous les 4-5 jours)

Pour les lessives : Banco ! COUCHES LAVABLES 3 – COUCHES JETABLES 0

 

Dans le quotidien, je parlais de routine ; c’est exactement ça. Nous préparons toutes les couches à l’avance pour un change plus rapide et plus efficace. Nous utilisons aussi des petites lingettes lavables et tout est à portée de mains. Il ne faut même pas 10 minutes pour préparer 20 couches, car nous ajoutons le petit voile. Le plus dur sans doute est d’anticiper, surtout au début quand il faut trouver son rythme. J’avoue, il faut y penser et au début, on a surtout autre chose à penser (DOR-MIIIIIIIRRRR). C’est pourquoi nous nous sommes toujours accordés une marge de manoeuvre en ayant toujours à notre disposition quelques couches jetables pour parer aux urgences et à la pile vide de couches lavables. Ne pas trop se mettre la pression, c’est bien; le reste du quotidien suffit bien; hors de question que la question de la lessive de couches devienne un tourment, et vous hante jours et nuits.
Avec les siestes de notre fille qui s’allongent, parfois jusqu’à 3h de dodo, et parce qu’on avait eu plusieurs fuites, nous lui mettons une jetable uniquement pour la nuit et la sieste (nous avons opté pour les Joone car ici on ne peut pas dire qu’ils soient les champions de la couche sans plein de trucs dedans). #facilite

Pour le quotidien : Banco ! COUCHES LAVABLES 4 – COUCHES JETABLES 0

 

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En déplacement, je vous l’accorde : nous avons des couches jetables. Plus pratique pour nous car quand nous allons dans notre famille, nous achetons des couches sur place pour éviter de se trimballer notre stock de couches lavables dans l’avion et faire encore davantage grossir notre valise qui n’en a vraiment pas besoin. Quand nous sommes en voyage, c’est aussi les vacances pour nous (dans la mesure du possible du concept de vacances avec un enfant bien sûr) donc l’occasion de rompre avec le quotidien et les charges qui en découlent : donc couches jetables durant tout le séjour.

Pour les voyages : Allez, je l’admets ! : COUCHES LAVABLES 4 – COUCHES JETABLES 1

 

Pour la planète, vous avez déjà votre réponse je suppose. Moins de déchets, moins de trucs bizarres dedans, je ne vais pas vous la refaire. Notre fille a très rarement les fesses rouges, pas d’érythèmes fessiers contrairement à ce qu’on pourrait penser, vu que la couche reste plus humide qu’une couche jetable; mais non ! Et c’est l’avis de tous les parents qui utilisent les couches lavables, oui oui.

Pour la planète : Banco : COUCHES LAVABLES 5 – COUCHES JETABLES 1

Allez, je vous remets le petit tableau comparatif (souvenez-vous, je vous avais déjà bassiné avec tout ça dans mon article « peut-on être zéro déchet avec un nouveau-né ?« ) entre couches lavables/couches jetables tiré du livre de Marianne Markmann, les couches lavables, le retour aux éditions Jouvence pour achever de vous convaincre :

 

Et vous alors, vous avez franchi le pas ? Si non, qu’est ce qui vous bloque ? Futurs parents : vous allez vous lancer ?