J’ai lu que la grossesse, et la maternité en général, était l’apprentissage de la patience.

Je ne te le fais pas dire.

Le premier trimestre est interminable, entre nausées, vomissements et autres petits désagréments, l’appréhension de la fausse couche spontanée; Le deuxième est l’attente interminable du ressenti des premiers mouvements du bébé; Le troisième, l’attente de la naissance.

Mais les derniers jours sont les pires. On guette chaque contraction (et il faut déjà savoir les reconnaître, et ça, les gynécos n’ont pas l’air de comprendre que pour sa première grossesse, on ne sait pas forcément ce que c’est), chaque changement dans son corps, chaque mouvement du bébé qui nous donnerait quelques indices sur sa position ou sur la date à laquelle il compte pointer le bout de son nez.

Pour accélérer la venue au monde de notre petit loup-petite louve, je suis allée me balader juste à côté de chez moi, crachant mes poumons à chaque montée, mesurant mes pas (moi qui me suis emmêlée les pieds deux fois pendant ma grossesse chutant dans la rue, ce n’est pas une mince affaire).

 

pierre

 

Mais surtout, j’ai pris le temps de regarder autour de moi, de contempler la nature qui s’éveille, les premiers bourgeons, de guetter les petites bêtes qui gigotent et qui volent, l’espoir des fleurs du printemps.

Ça fait du bien de prendre le temps, de mettre son esprit en pause et d’oublier le temps d’une petite balade, la date du terme qui approche, les préconisations des médecins qui changent d’une semaine à l’autre. Une parenthèse.

 

fleurs

 

Et vous, vous avez fait quoi les derniers jours de votre grossesse ?