Tu commences à me connaître un peu, surtout si tu me suis sur Instagram : je fais des confitures, de la glace à la rhubarbe, des madeleines au citron, et je t’avais livré au tout début de ce blog ma recette du petit dej des champions.

J’aime cuisiner, et c’est mon héritage le plus précieux. J’ai cuisiné avec ma grand-mère mes premières madeleines, fais ensuite de la confiture avec elle, adoré caresser la pâte de coing qui séchait sous la véranda.

J’adore aujourd’hui regarder mon père préparer de bons petits plats, lui qui est si sensible aux aromates, à la cuisson lente pour un goût savoureux, j’adore les pizzas de ma maman et sa pâte home-made plus que délicieuse, faire de la confiture de framboises ou d’abricots avec elle.

Mon souvenir le plus ancien est une histoire de goût : j’avais à l’époque 3 ans et c’était le goût granuleux et légèrement salé du jouet en plastique que j’avais en bouche pour ma première photo de classe.

 

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Bon, la nostalgie, c’est cool, passons aux choses sérieuses.

Tout ça pour dire que je fais mon pain, et que souvent, on me demande ma recette, avec une pointe d’admiration pensant que c’est hyper compliqué, que j’ai une machine à pain, non.

C’est simple comme bonjour, je n’ai pas de machine à pain et je me salis à peine les mains.

J’ai juste une arme fatale : une corne à pâtisserie.

WTF, késako ? Un truc en silicone, ultra pratique qui est utilisée par les boulangers, pâtissiers, qui ramasse, coupe, et qui coûte à peine une demi-douzaine d’euros.

 

Aujourd’hui, je t’explique donc comment je fais mon pain !

 

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Ma recette a été inspirée par le livre « Pains et viennoiseries maison pas à pas » d’Emmanuel Hadjiandreou de chez Marabout (on trouve aussi dans ce livre des recettes pour la pâte à pizza, des gressins… avec ou sans levain naturel !

 

Je recommande vivement ce livre, le meilleur sur le sujet à mon sens, et crois-moi, en tant qu’ancienne libraire, j’ai eu l’occasion d’en feuilleter plus d’un !)

 

 

 

J’ai choisi de le faire bio, et à la farine complète. C’est plus nourrissant, compact mais pas trop et j’adore ce goût rustique. Il se conserve aussi très bien, environ 1 semaine, dans un tissu et un sac de congélation. Alors bien sûr, tu n’entendras pas la douce musique de la croûte que l’on fait chanter, mais quand on habite à 10 minutes en voiture d’une boulangerie digne de ce nom, on apprend à faire des concessions. 🙂

 

Etape n°1 : le mélange des ingrédients secs

 

Pour 1 pain : 400 gr de farine, 8 gr de sel, 4 gr de levure de boulanger fraîche (On en trouve maintenant assez facilement, la « boulangerie « d’Intermarché en a !), 300 ml d’eau (je pèse mon eau, je trouve ça moins galère et plus précis !).

Etape n°1 : Je mélange la farine et le sel. Je rajoute parfois des graines : sésame, lin, tournesol, courges. Je fais aussi quelques variantes plus gourmandes : oranges confites + amandes, noix, tomates séchées… Bien mélanger le tout : si la levure et le sel sont en contact par la suite, ça risque de barder pour ton matricule.

Etape n°2 : Je mélange dans un saladier la levure et l’eau tiède (super important, sinon si l’eau est trop chaude, tu tues toutes les bactéries et le pain ne lèveras pas).

 

Etape n°2 : le mélange de la levure et de l’eau.

 

Etape n°3 : Je mélange les deux saladiers à la cuillère en bois et à la corne à pâtisserie (c’est là que l’arme fatale intervient). Je ramasse la farine sur les bords du saladier vers le centre. Le but est de former une boule homogène.

 

Etape n°3 : le mélange des deux mélanges

 

Etape n°3 : l'arme fatale entre en scène !

 

Etape n3 : la boule avant de laisser poser

 

Je laisse poser 10 minutes sous un linge. Tu peux te faire un thé, manger une barre de chocolat, te faire les ongles, commander sur Haute Comme 3 Pommes. (ça sent la pub sponsorisée 🙂 )

Quand je reprends la pâte, elle est déjà plus lisse.

 

Etape n°4 : Je la pétris légèrement avec la corne à pâtisserie, toujours en ramenant la pâte de l’extérieur vers le centre en tournant un peu mon saladier. N’aie pas peur, ce n’est pas compliqué ! Tu peux trouver ta propre technique, le tout est de pétrir un peu la pâte.

 

Etape n°4 : Après 10 minutes de repos, la pâte est déjà plus lisse

 

Je laisse poser à nouveau 10 minutes et je repétris une dernière fois à la corne à pâtisserie.

Alors là, le secret, c’est que tu vas pouvoir faire vraiment autre chose pendant au moins 2 heures. Te mater un film, aller coudre 2-3 bricoles, prendre un bain parce que ton pain va lever tout seul sous son linge. Bon, la tentation est grande je sais, mais ne soulève pas le linge pour voir s’il gonfle bien, tu auras la surprise !

 

Etape n°5 : Le pain a bien levé, tu vas pouvoir le reprendre. Je farine le dessus du pain et mon plan de travail. Je sors le pain du saladier à l’aide la corne. Je le pétris un peu avec les mains (oui, à un moment donné, faut mettre les mains) pour faire sortir l’air et je le mets dans son moule de cuisson.

 

Etape n°5 : le pain a bien levé !

Etape n°5 : le pain a bien levé !

 

Etape n°5 : Façonner le pain et le mettre dans son moule de cuisson

Etape n°5 : Façonner le pain et le mettre dans son moule de cuisson

 

Etape n°6 : se la couler douce pendant que le pain lève

Etape n°6 : se la couler douce pendant que le pain lève

 

Etape n° 6 : Là, tu peux ouvrir un bouquin, aller faire du shopping, appeler ta mère. Tu laisses à nouveau lever le pain pendant au moins 2 heures.

 

Etape n°7 : Te dire que c'est trop cool et que le pain a bien gonflé !

Etape n°7 : Te dire que c’est trop cool et que le pain a bien gonflé !

 

Là, c’est cool parce que tu as fait chauffer ton four à 250° et tu t’apprêtes à enfourner (tu baisses le four à 200° à ce moment-là) pour 30-35 minutes.

Tu peux sortir la confiture, la pâte à tartiner, le beurre pour qu’il soit à température ambiante pour ton goûter qui va suivre.

 

Etape n°8 : Là, tu peux t'autocongratuler. T'es un(e) chef(fe) !

Etape n°8 : Là, tu peux t’auto-congratuler. T’es un(e) chef(fe) !

 

Etape n°9 : tu appelles ta maman et tu te la pètes grave.

Etape n°9 : tu appelles ta maman et tu te la pètes grave.

 

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Alors, vas-tu tenter l’expérience ? Ou alors, tu trouves ça encore trop compliqué ?

Si tu tentes, tu me raconteras, dis ?